Buchen-UrwaldProjekt

Von Natur aus wäre Deutschland zu über 90 Prozent von Wald bedeckt, der größte Teil davon Buchen- oder Buche/Eichen-Mischwälder.

Diese Wälder sind durch langwährende Stabilität gekennzeichnet, Störungen in Form von Sturm oder Feuer sind ihnen fremd. Viele hochspezialisierte Tier- und Pflanzenarten haben sich auf solche dauerhaften Wälder eingestellt. Dabei sind die meisten auf besonders alte Bäume angewiesen; so kann etwa der seltene Mittelspecht Buchenwälder erst ab einem Baumalter von 200 Jahren besiedeln.

Alte Buchenwälder sind die Regenwälder Europas, und ähnlich wie in den Tropen ist es auch um sie sehr schlecht bestellt. Heute finden wir in Deutschland keine Urwälder mehr, und auch die alten Bäume werden zunehmend seltener:

Buchenwälder ab Alter 180 haben nur noch einen Anteil von 0,16 Prozent an der Landfläche.  Und selbst diese kleinen Restflächen werden weiter bewirtschaftet, so dass in diesen Altwäldern in der Regel nur noch ein Drittel der Bäume steht.  Totholz, in Urwäldern mit etwa 20.000 Kubikmetern Holz pro Quadratkilometer vorhanden und wichtiger Lebensraum für 3.000 Insekten- und Pilzarten, fehlt in bewirtschafteten Wäldern weitestgehend.

Insgesamt schwindet die ohnehin schon geringe Fläche weiter, da selbst in Naturschutzgebieten weiter abgeholzt werden darf.

Durch das Buchen-UrwaldProjekt werden diese alten Buchenwälder geschützt.

Zum Projekt

Peter Wohlleben über alte Wälder und ihre Wichtigkeit

Peter Wohlleben über das Buchen-UrwaldProjekt

Plaidoyer pour la forêt – Une nature menacée

Un aperçu de ma motivation à protéger l’écosystème de la forêt

Depuis un an environ, je dirige les activités d’une fondation qui se nomme “avenir maintenant!“.

Etant donné que depuis une dizaine d’années notre planète se trouve en état de crise aigüe, je souhaitais apporter une contribution à la construction d’un monde meilleur et à un avenir sain pour nous tous.

C’est au moyen de la fondation que je peux jouer un rôle d’accélératrice dans le processus de changements structurels nécessaires.

Pour ce faire, la fondation met à disposition des ressources financières pour des projets ou des organisations qui développent des concepts respectueux de l’environnement et viables à long terme, entre autres dans le domaine de l´alimentation (alimentation végétarienne), de l’agriculture, de l’emballage, de la production, etc…

C’est notamment le secteur forestier conventionnel, ses pratiques d’exploitation de la forêt et son modèle plutôt „productiviste” qui doit être réexaminé d’un point de vue durabilité écologique.

Cela implique que la gestion de la forêt doive devenir plutôt «multidimensionnelle» et qu’elle serve la société autrement que par le simple approvisionnement en bois.

Peter Wohlleben – l’auteur et sylviculteur écologique très reconnu, réputé et passionné – avec lequel je partage les mêmes objectifs, cherche à transmettre et à enraciner dans la société une vision plus holistique de la forêt.

Plus précisément, l’entreprise „Wohlleben” s’engage fortement pour que la forêt soit perçue en tant qu’écosystème complexe plutôt qu’en tant que fournisseuse de bois. Un système quasiment autorégulateur sans que l´être humain ait besoin d´y intervenir.

La forêt fait tout d’abord partie de l’environnement comme nous-même, êtres humains. Par ailleurs, elle représente une source d’oxygène, de vie et d’activités diversifiées et elle est l’héritage des générations passées qu’il faut absolument préserver pour les générations futures.

Face à un défrichage de plus en plus rapide dans le monde entier, la préservation de la forêt et plus particulièrement de la forêt vierge devrait être un sujet de toute urgence et une priorité.

Compte tenu de cette situation, P. Wohlleben et quelques autres changeurs dont moi-même, nous sommes posé la question suivante:

Comment pourrait-on agir pour assurer une protection durable de la forêt?

Au lieu de mener une lutte permanente et fatiguante contre les représentants du “vieux système“ sylvicole, il faudrait peut-être au contraire „révolutionner” la formation professionnelle, c’est-à-dire créer une toute nouvelle filière universitaire qui permettrait un changement fondamental et nécessaire dans les têtes des jeunes étudiants.

Pour y parvenir, il est tout d´abord nécessaire de mettre en place une toute nouvelle chaire dans un institut d’études supérieures afin de mieux aborder le sujet, sortir de l´ impasse et changer à long terme l´approche de la forêt.

Actuellement, nous sommes à la recherche d’une université qui serait prête à mettre en place un nouveau cursus et à le maintenir à long terme. Dès que nous en aurons trouvé une, nous pourrons financer le poste d’une coordinatrice d’études.

Je suis optimiste pour ce qui est de la réalisation de ce projet prometteur!